Jas est morte, Longue vie à la Greenouille !

6 01 2011

Oui, Jas, le personnage que j’avais crée pour ce blog..n’a plus lieu d’être puis que la raison même de ce blog..ma relation amoureuse, n’est plus. En attendant le transfert sur wordpress, retrouvez-moi sur www.zoulagreenouille.blogspot.com





Cours toujours…

10 08 2010

Je vais la voir une week-end entier (donc je fais de la route  — en plein été et sans clim permets moi de te dire que j’aime moyennement ça), je lui apporte les pains au chocolats, je fais tout pour ne pas être sur son dos. J’essaie de ne pas avoir trop l’air de quémander. Je fais mine de me satisfaire de ses bisous du bout des lèvres…

Deux jours…Elle ne m’a même pas prise dans ses bras. Pas même alors que nous étions ensemble en maillot de bain; pas même lorsque je suis repartie…

Comme si c’était trop, de me serrer contre elle. Je suis rentrée frustrée et énervée. Je ne lui demande pas de me sauter dessus pour une folle partie de baise tantrique (nan, ça j’ai arrêté d’y croire), juste d’être physiquement présente comme il serait logique d’attendre que ma copine le soit. Je n’ai pas 25 ans, ça fait des mois que la personne que j’aime ne me touche pas…j’hésite entre pleurer et hurler..ou passer à autre chose…

Sauf que je suis complètement prisonnière de mon amour pour elle et de ce truc invisible qui, malgré tout, continue à passer entre nous.





Est-ce la distance?

26 06 2010

Est-ce le fait de savoir qu’on ne va pas se voir pendant 2 mois ? Est-ce le fait de savoir qu’elle recevra des lettres, plein de lettres ? Est-ce la gay pride ?
Elle m’a embrassée, en vrai, avec sa main accrochée à mes cheveux, avec son corps contre le mien. Elle a recommencé, hier. Elle a cherché mon bras autour d’elle dans la nuit. Elle emmêle à nouveau ses doigts aux miens.

Ça te paraît peut-être rien, ou pas grand chose, mais moi je sais. On avance, le retour vers nous se fait doucement, et j’aime ça…





« terre, terre!! »

16 06 2010

Nager, se laisser dériver, à la surface. Garder la tête hors de l’eau. Boire la tasse quand il  y a une nouvelle vague…Et puis apercevoir autre chose à l’horizon que cet infini d’océan.  Sentir revenir l’espoir et se dire que, même s’il reste quelques milles à parcourir, on pourrait réussir à sentir à nouveau sous ses pieds le contact du sol.

J’ai compris où elle en était, dans sa tête et dans notre couple. Ne pas la brusquer, la conquérir à nouveau. Créer le manque  (même si cela me coûte encore plus qu’à elle) pour mieux la laisser revenir à moi. Je n’y trouve pas vraiment mon compte..et mes amies de me dire « […] mais toi, est-ce que ça te convient? Est-ce que t’es heureuse? »

Non ça ne me convient pas..et je ne suis pas toujours heureuse, mais parfois oui. Parfois il y a ce truc, là,  dans ses yeux. Il y a des moments où je me dis qu’on avance ; parce que nous marchons là, sur cette plage à 2h du matin, parce qu’elle me demande de rester manger, parce que nos projets de voyage, de vie à l’étranger, parce qu’elle vient se lover contre moi et qu’elle ne le faisait plus… Ce n’est pas assez, jamais assez, je voudrais que tout soit comme « avant », mais c’est déjà beaucoup.





Contradictions

7 06 2010

L’entendre me reprocher corps et âme de consacrer mon samedi soir à une amie…et apprendre ensuite qu’elle voit son Ex ce soir là (l’Ex, avec un grand E, tu as bien lu, celle qu’elle n’a pas vue depuis un an et demi au moins, et avec qui elle va à une soirée à 2h de route d’ici pour ne rentrer que le matin suivant).

Passer le dimanche chez elle, contre elle… et rentrer chez moi le soir.

Ne plus entendre un « je t’aime » de sa bouche… et voir son regard offusqué quand je dis « tu ne m’aimes plus ».

Être heureuse qu’elle se soit endormie la main sous mon t-shirt pendant la sieste…et repartir frustrée de n’avoir obtenu que ça du week-end.

Me dire que la voir me fait plutôt mal… et y retourner ce soir.





Rien rien rien…

27 05 2010

(ou comment, tu m’en voudras parce que tu vas fredonner cette chanson pendant les 3 prochains jours )

Il a raison Souchon, rien ne vaut la vie. Je l’aime bien sa chanson, même si moi, ça fait un bail que je les ai pas tenus dans mes deux mains éblouies les deux jolis petits seins de mon amie… (je vais me récolter un sacré paquet de pervers pépères en 2 articles seulement moi !)

Parce que oui, c’est vrai hein, elle m’en fait baver, et je sais que c’est pas toujours facile pour elle non plus. Mais cette nana là c’est la femme que j’aime, ça ça ne se décide pas vraiment…c’est un truc qu’est accroché à tes tripes, des fois ça te bouffe le cerveau en fait c’est comme un Alien, mais tu peux pas décider.

T’es contaminée à l’Amour (la coke et l’héro peuvent aller se rhabiller!) et quand tu voudrais lui tourner le dos et t’en aller en claquant la porte, drapée dans ta dignité de femme blessée et fatiguée de toutes ces disputes, de son indifférence, du mépris que parfois tu as perçu dans sa voix, tu sens  son regard se plonger dans le tien, et tu sais vois qu’elle a autant peur que toi d’imaginer une vie sans ce nous qui vous est tombé dessus par hasard.

Alors tu t’accroches à ce qu’il reste de cet Amour, t’assainis les bases pour reconstruire du neuf sur l’existant, en espérant que l’édifice encore fragile, ne rencontrera pas de nouvel ouragan…





Libido, ad libitum ?

22 05 2010

Avant on se faisait l’amour. Et elle aimait ça. Moi, si j’aimais ça ? J’aimais ça au point de rapidement accepter qu’elle s’endorme après avoir joui, comme un rustre de mec, sans m’avoir rendu la monnaie de ma pièce. Tout simplement parce que ce n’était pas le but de la manœuvre. Hors de question de faire un décompte des orgasmes à la fin de la partie fine. Ouais.
Seulement ça va faire trois mois.
Trois putain de mois que, non seulement elle ne me touche pas, mais qu’en plus je ne peux plus la faire atteindre le plafond du sixième ciel et au delà. Pas qu’elle me repousse, non, mais je sens bien, quand mes mains se baladent doucement sur son corps, s’attardant là où, au début de notre histoire, un simple effleurement mettait le feu aux poudres, je le sens bien que le feu ne prend pas. Et pourtant elle m’aime je le sais, je le sens, et elle me le dit. Mais un truc s’est brisé, un truc qui fait qu’elle n’a pas envie.

Moi, il me suffit d’un mouvement de ses cheveux, mouvement qui diffuse son parfum dans mon espace olfactif, pour avoir les sens sans dessus-dessous, alors être collée des nuits entières contre ce corps que je connais si bien sans pouvoir mélanger sa peau à la mienne, c’est purement et simplement de la torture.

Je suis patiente parce que je sais que j’ai ma part de responsabilité dans tout ça, et que je l’aime, surtout. Mais combien de temps, encore, avant que les mécanismes ne se débloquent ? Combien de jours, de semaines, de mois, avant de retrouver l’envie dans ses yeux, le contact de sa langue et le goût de son plaisir ?
J’aimerais pouvoir enfin remplacer mes nuits sans sommeil par d’autres nuits sans sommeil…